LE PARDON UNE PUISSANCE QUI LIBÉRÉ ET GUÉRIT

LE PARDON UNE PUISSANCE QUI LIBÉRÉ  ET GUÉRIT

LE PARDON UNE PUISSANCE QUI LIBERE ET GUERIT

Un des obstacles majeur à l’épanouissement du chrétien c’est le ressentiment.

Ressentiment = fait de se souvenir avec rancune des torts qu’on a subis = rancœur.

La bible est très claire à ce sujet, elle nous révèle que pardonner n’est pas un luxe, mais une nécessité. Dieu connaît nos cœurs, nos difficultés dans ce domaine, c’est pourquoi il veut nous aider à expérimenter la puissance libératrice du pardon. Le pardon est réellement la clef de nos relations avec Dieu et les hommes. L’esprit de pardon peut opérer des miracles, briser les cœurs les plus durs, rétablir des foyers désunis et changer les situations les plus désespérées. Si nous commencions à saisir ce glorieux privilège de pardonner, comme Dieu nous a pardonné en Christ. Alors une action tellement puissante du Saint-Esprit se produirait une multitude de vies seraient libérées, des frères et sœurs seraient réconciliés, des corps seraient guéris, des âmes seraient sauvées. L’Eglise retrouverait son premier amour et le Seigneur Jésus serait souverainement glorifié.

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Commentaires

  •  

    Le pardon fraternel


    Le passage de Matthieu 18:20 — « Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux » — est pour ainsi dire encadré par des enseignements du Seigneur concernant les torts faits par un croyant à un autre (v. 15, 21). Ceci attire notre attention sur le fait que, nos cœurs naturels étant ce qu’ils sont, la vie collective des croyants implique nécessairement d’innombrables occasions de pardonner, et l’absolue nécessité de le faire.
    Pierre demande s’il faut pardonner jusqu’à sept fois les torts qu’il pourrait subir. Le Seigneur lui répond qu’il faut pardonner jusqu’à 70 x 7 (ou 490) fois, c’est-à-dire sans limite. Il fonde sa réponse sur une parabole semblable à celle de Luc 7. Un souverain remet à l’un de ses esclaves la dette colossale de 10’000 talents, parce qu’il n’a pas de quoi la payer. Ensuite, cet esclave exige impitoyablement de l’un de ses collègues le paiement d’une petite dette de 100 deniers. Lorsque le croyant agit de cette façon, il attire sur lui la discipline de Dieu dans son juste gouvernement : « Ainsi aussi mon Père céleste vous fera, si vous ne pardonnez pas de tout votre cœur, chacun à son frère » (v. 35).
    Le Seigneur donne un enseignement analogue en Luc 17. Il prescrit un pardon illimité à son frère, même dans le cas où son repentir est douteux : « Si sept fois le jour il pèche contre toi, et que sept fois il retourne à toi, disant : Je me repens, tu lui pardonneras » (v. 4). Il s’agit dans ce verset des torts qui me sont faits et que je dois pardonner, et non des soins spirituels dont mon frère a besoin — ce qui est un autre sujet.
    La manière et la mesure du pardon que Dieu attend de ses rachetés les uns envers les autres sont mises en évidence dans deux passages des épîtres : « Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant les uns aux autres comme Dieu aussi, en Christ, vous a pardonné » (Éph. 4:32). « Vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme aussi le Christ vous a pardonné, vous aussi faites de même » (Col. 3:13). Remarquons bien le mot « comme », dans les deux versets

     

  • Chapitres 11 à 20 — La chute de David et ses conséquences
    Du chap. 11 au chap. 20, nous avons l’histoire de David, roi responsable. Ces chapitres racontent la chute terrible du roi, la discipline qui l’atteint, les conséquences de sa faute, et enfin son relèvement. Le eh. 20, se termine, comme nous l’avons dit plus haut (conf. 8:15-18), par l’énoncé de l’ordre de son royaume, mais d’un ordre moins complet que le premier, David n’y étant plus le type du Messie.
    Fait très remarquable, le premier livre des Chroniques ne dit pas un mot de l’histoire de Bath-Shéba, d’Ammon et de Tamar, d’Absalom, et de la fuite de David et de la restauration du roi. Les trois premiers versets de 1 Chron. 20 contiennent le premier verset de 2 Sam. 11 et les versets 29-31 du chap. 12. Silence absolu sur tout le reste. L’explication en est simple. Cette omission est une des innombrables preuves d’un plan divin dans les différents livres de la Bible. Le livre des Chroniques ne nous parle pas du roi responsable et, comme tel, mis à l’épreuve, mais du roi, établi en grâce et en bénédiction selon les conseils de Dieu.
    Au chap. 21, nouvel appendice, nous montrant le jugement de la maison de Saül.
    Les chap. 22 et 23 relient les paroles de David, type de Christ, aux paroles de David, roi responsable.
    Enfin, après l’énumération des hommes forts de David, le livre se termine, au chap. 24, d’une manière admirable par le sacrifice de Morija qui, comme on l’a dit, « arrête par grâce la colère de Dieu et établit le fondement du lieu de culte où Il peut se rencontrer avec Israël ».
    En lisant ce chapitre, un sentiment de profonde humiliation emplit le coeur de tout enfant de Dieu. Il y a plus de trente siècles que ces faits se sont passés, mais trente siècles écoulés n’empêchent pas que Dieu ait été déshonoré par un de ses serviteurs. Le péché a pu être effacé, mais l’outrage fait à Dieu subsiste.
    Le péché est d’autant plus grave qu’il a lieu dans la vie de cet homme qui, malgré plus d’une faiblesse, avait reçu le témoignage que « la méchanceté » n’avait jamais été trouvée en lui (1 Sam. 25:28). Et voici qu’au milieu de sa carrière, ce serviteur de Dieu devient adultère, hypocrite et meurtrier ! Ah ! si nous avons quelque zèle pour la gloire du Seigneur, quelque affection pour ses rachetés, pleurons de voir un David, reniant tout son passé, fouler aux pieds la sainteté de l’Éternel, lui qui devait en être le représentant devant le monde ! Qu’il est humiliant de penser que David, le bien-aimé, ait pu compromettre le nom de l’Éternel invoqué sur lui, lui qui avait été favorisé d’une proximité si spéciale avec Dieu et comblé de grâces merveilleuses !
    La vie des croyants offre, dans son ensemble, des caractères très différents :
    On voit des croyants, ou des chrétiens, mal commencer leur carrière, mais, apprenant à se juger sous la discipline, finir bien leur course, et parfois d’une manière glorieuse. Ce fut le cas de Jacob, dont les jours furent « courts et mauvais », mais dont la vie se termina en pleine vision de la gloire.
    On voit plus fréquemment des croyants qui commencent bien leur carrière et la finissent mal. C’est l’histoire de Lot qui, n’ayant pas la foi d’Abraham, marchait cependant sur ses traces. Sa vie se déroule ensuite dans l’affaiblissement moral causé par son amour pour les biens terrestres, et se termine de la manière la plus honteuse. C’est l’histoire de Gédéon, humble et se défiant de lui-même, courageux pour purifier sa maison des faux dieux, puis chef d’Israël et vainqueur de Madian — ensuite, tout à la fin, faisant pécher sa maison et tout le peuple par un éphod dont il fait une idole. C’est enfin l’histoire de Salomon. Il avait tout : sagesse, justice pratique, oubli de lui-même, connaissance des pensées de Dieu, désir de le glorifier, puissance. Dieu se sert de lui pour porter aux générations futures les sentences de la sagesse. Salomon finit mal. Il aime beaucoup de femmes étrangères qui détournent son coeur après leurs dieux. Le serviteur du vrai Dieu devient idolâtre !
    Entre ces deux chemins, nous voyons celui d’un croyant qui, du commencement à la fin, marche fidèlement, sans broncher, dans l’esprit de sainteté personnelle et de séparation du monde. Ce fut le cas d’Abraham, dont la foi et la dépendance ne se démentirent que rarement, et qui jugeait toujours sa marche quand elle avait troublé sa communion avec Dieu. Mais ce fut, avant tout, le chemin de Christ, le sentier uni du parfait serviteur, comme nous le trouvons au Ps. 16. Là pas une tare : confiance absolue, complète obéissance, dépendance parfaite, justice pratique sans défaut, sainteté divine dans un homme, foi inébranlable, amour sans limite, espérance sans défaillance. Devant un tel chemin il ne reste qu’à adorer. Mais nous pouvons le suivre et il nous en donne la capacité et la puissance. Il y aura toujours entre Lui et nous la différence du parfait à l’imparfait, du fini à l’infini, mais, tant que nos regards ne se détournent pas de Lui, nous trouvons le secret d’une marche qui le glorifie jusqu’au bout dans ce monde.
    Le cas de David est rare, mais non unique, dans l’Écriture. David a bien commencé et bien fini, mais le milieu de sa carrière a été un effondrement moral. On pourrait citer aussi l’histoire de l’apôtre Pierre sur laquelle nous n’insisterons pas.
    Pourquoi Dieu a-t-il permis cette chute de David ? La réponse est pleine d’instruction et, dans un sens, très précieuse pour nous. Comme Abraham est un modèle de foi, David, dans le premier livre de Samuel, est un modèle de grâce. Partout la grâce s’épanouit chez lui et domine ses voies. Vis-à-vis de ses ennemis, de ses amis, de tous ceux qui l’entourent, il la manifeste toujours. Son coeur est rempli de l’amour de Dieu, pénétré d’une ineffable tendresse. Sincères sont les larmes qu’il répand sur Saül, son persécuteur ; il a tout oublié, et il ne reste place dans son coeur que pour la grâce. Et cependant il a suffi que cet homme fût livré un moment à lui-même pour qu’il fût plongé dans les ténèbres et que toute trace de ce qui le remplissait auparavant fût effacée.
    Il nous faut des exemples pareils pour apprendre à connaître la chair en nous : « En moi, c’est-à-dire en ma chair, il n’y a point de bien ». Il n’y a pour elle ni culture, ni purification, ni amélioration possible ; la seule place qui lui convienne est d’être clouée à la croix.
    Après la confession du péché devant Dieu, cette chute si rapide est suivie d’un travail long et douloureux de relèvement. Pierre versait des larmes amères en sortant de la cour, témoin de son reniement, mais ce n’est pas alors qu’il retrouve la communion avec le Seigneur. De même pour David, ce ne fut que plus tard qu’il put célébrer la grâce d’un coeur parfaitement libre. Il ne suffisait pas qu’il l’eût manifestée plus ou moins fidèlement dans sa carrière ; Dieu voulait lui montrer sa grâce à Lui, pleine et entière, en des circonstances qui avaient fait de David un meurtrier. Misérable objet de jugement, il devient celui dans lequel Dieu exalte et glorifie sa grâce triomphante

     

  • Chapitres 11 à 20 — La chute de David et ses conséquences
    Du chap. 11 au chap. 20, nous avons l’histoire de David, roi responsable. Ces chapitres racontent la chute terrible du roi, la discipline qui l’atteint, les conséquences de sa faute, et enfin son relèvement. Le eh. 20, se termine, comme nous l’avons dit plus haut (conf. 8:15-18), par l’énoncé de l’ordre de son royaume, mais d’un ordre moins complet que le premier, David n’y étant plus le type du Messie.
    Fait très remarquable, le premier livre des Chroniques ne dit pas un mot de l’histoire de Bath-Shéba, d’Ammon et de Tamar, d’Absalom, et de la fuite de David et de la restauration du roi. Les trois premiers versets de 1 Chron. 20 contiennent le premier verset de 2 Sam. 11 et les versets 29-31 du chap. 12. Silence absolu sur tout le reste. L’explication en est simple. Cette omission est une des innombrables preuves d’un plan divin dans les différents livres de la Bible. Le livre des Chroniques ne nous parle pas du roi responsable et, comme tel, mis à l’épreuve, mais du roi, établi en grâce et en bénédiction selon les conseils de Dieu.
    Au chap. 21, nouvel appendice, nous montrant le jugement de la maison de Saül.
    Les chap. 22 et 23 relient les paroles de David, type de Christ, aux paroles de David, roi responsable.
    Enfin, après l’énumération des hommes forts de David, le livre se termine, au chap. 24, d’une manière admirable par le sacrifice de Morija qui, comme on l’a dit, « arrête par grâce la colère de Dieu et établit le fondement du lieu de culte où Il peut se rencontrer avec Israël ».
    En lisant ce chapitre, un sentiment de profonde humiliation emplit le coeur de tout enfant de Dieu. Il y a plus de trente siècles que ces faits se sont passés, mais trente siècles écoulés n’empêchent pas que Dieu ait été déshonoré par un de ses serviteurs. Le péché a pu être effacé, mais l’outrage fait à Dieu subsiste.
    Le péché est d’autant plus grave qu’il a lieu dans la vie de cet homme qui, malgré plus d’une faiblesse, avait reçu le témoignage que « la méchanceté » n’avait jamais été trouvée en lui (1 Sam. 25:28). Et voici qu’au milieu de sa carrière, ce serviteur de Dieu devient adultère, hypocrite et meurtrier ! Ah ! si nous avons quelque zèle pour la gloire du Seigneur, quelque affection pour ses rachetés, pleurons de voir un David, reniant tout son passé, fouler aux pieds la sainteté de l’Éternel, lui qui devait en être le représentant devant le monde ! Qu’il est humiliant de penser que David, le bien-aimé, ait pu compromettre le nom de l’Éternel invoqué sur lui, lui qui avait été favorisé d’une proximité si spéciale avec Dieu et comblé de grâces merveilleuses !
    La vie des croyants offre, dans son ensemble, des caractères très différents :
    On voit des croyants, ou des chrétiens, mal commencer leur carrière, mais, apprenant à se juger sous la discipline, finir bien leur course, et parfois d’une manière glorieuse. Ce fut le cas de Jacob, dont les jours furent « courts et mauvais », mais dont la vie se termina en pleine vision de la gloire.
    On voit plus fréquemment des croyants qui commencent bien leur carrière et la finissent mal. C’est l’histoire de Lot qui, n’ayant pas la foi d’Abraham, marchait cependant sur ses traces. Sa vie se déroule ensuite dans l’affaiblissement moral causé par son amour pour les biens terrestres, et se termine de la manière la plus honteuse. C’est l’histoire de Gédéon, humble et se défiant de lui-même, courageux pour purifier sa maison des faux dieux, puis chef d’Israël et vainqueur de Madian — ensuite, tout à la fin, faisant pécher sa maison et tout le peuple par un éphod dont il fait une idole. C’est enfin l’histoire de Salomon. Il avait tout : sagesse, justice pratique, oubli de lui-même, connaissance des pensées de Dieu, désir de le glorifier, puissance. Dieu se sert de lui pour porter aux générations futures les sentences de la sagesse. Salomon finit mal. Il aime beaucoup de femmes étrangères qui détournent son coeur après leurs dieux. Le serviteur du vrai Dieu devient idolâtre !
    Entre ces deux chemins, nous voyons celui d’un croyant qui, du commencement à la fin, marche fidèlement, sans broncher, dans l’esprit de sainteté personnelle et de séparation du monde. Ce fut le cas d’Abraham, dont la foi et la dépendance ne se démentirent que rarement, et qui jugeait toujours sa marche quand elle avait troublé sa communion avec Dieu. Mais ce fut, avant tout, le chemin de Christ, le sentier uni du parfait serviteur, comme nous le trouvons au Ps. 16. Là pas une tare : confiance absolue, complète obéissance, dépendance parfaite, justice pratique sans défaut, sainteté divine dans un homme, foi inébranlable, amour sans limite, espérance sans défaillance. Devant un tel chemin il ne reste qu’à adorer. Mais nous pouvons le suivre et il nous en donne la capacité et la puissance. Il y aura toujours entre Lui et nous la différence du parfait à l’imparfait, du fini à l’infini, mais, tant que nos regards ne se détournent pas de Lui, nous trouvons le secret d’une marche qui le glorifie jusqu’au bout dans ce monde.
    Le cas de David est rare, mais non unique, dans l’Écriture. David a bien commencé et bien fini, mais le milieu de sa carrière a été un effondrement moral. On pourrait citer aussi l’histoire de l’apôtre Pierre sur laquelle nous n’insisterons pas.
    Pourquoi Dieu a-t-il permis cette chute de David ? La réponse est pleine d’instruction et, dans un sens, très précieuse pour nous. Comme Abraham est un modèle de foi, David, dans le premier livre de Samuel, est un modèle de grâce. Partout la grâce s’épanouit chez lui et domine ses voies. Vis-à-vis de ses ennemis, de ses amis, de tous ceux qui l’entourent, il la manifeste toujours. Son coeur est rempli de l’amour de Dieu, pénétré d’une ineffable tendresse. Sincères sont les larmes qu’il répand sur Saül, son persécuteur ; il a tout oublié, et il ne reste place dans son coeur que pour la grâce. Et cependant il a suffi que cet homme fût livré un moment à lui-même pour qu’il fût plongé dans les ténèbres et que toute trace de ce qui le remplissait auparavant fût effacée.
    Il nous faut des exemples pareils pour apprendre à connaître la chair en nous : « En moi, c’est-à-dire en ma chair, il n’y a point de bien ». Il n’y a pour elle ni culture, ni purification, ni amélioration possible ; la seule place qui lui convienne est d’être clouée à la croix.
    Après la confession du péché devant Dieu, cette chute si rapide est suivie d’un travail long et douloureux de relèvement. Pierre versait des larmes amères en sortant de la cour, témoin de son reniement, mais ce n’est pas alors qu’il retrouve la communion avec le Seigneur. De même pour David, ce ne fut que plus tard qu’il put célébrer la grâce d’un coeur parfaitement libre. Il ne suffisait pas qu’il l’eût manifestée plus ou moins fidèlement dans sa carrière ; Dieu voulait lui montrer sa grâce à Lui, pleine et entière, en des circonstances qui avaient fait de David un meurtrier. Misérable objet de jugement, il devient celui dans lequel Dieu exalte et glorifie sa grâce triomphante

     

  • Le prix du pardon.

    Le coût de la réparation pour un tord détermine le prix du pardon. Quand le roi a remis la dette du premier serviteur cela lui a coûté 165.000 ans de travail.

    Il est très difficile pour nous d’évaluer l’ampleur de l’offense que nous avons pu infliger. La faute est grave non en fonction de l’évaluation de celui qui la commet mais de celui qui en est la victime . Une parole peut être une blague dans l’esprit de celui qui la prononce mais infliger une blessure profonde chez celui qui en est la victime . Quand Nathan le prophète a raconté une parabole à David pour lui montrer la gravité de sa faute, il n’a pas dit que l’homme riche avait pris la brebis du pauvre mais qu’il y avait un attachement particulier de cet homme à sa brebis (2Sam 12:1-6). La faute était plus grave même si l’acte était le même parce qu’il a tenu compte de la souffrance du pauvre et non de la valeur marchande de la brebis.

    Les hommes ont offensé Dieu. Ce n’est pas à nous de déterminer la gravité de la faute, mais à lui de nous dire combien il a été blessé par notre comportement. Le prix de la réparation était la vie de son cher Fils sur une croix parce qu’il avait déclaré que "le salaire du péché, c’est la mort" (Rom 3:23). Il se l’ait imposé avant de nous l’imposer. C’est ainsi qu’il a pu aussi nous donner une idée de son amour pour nous ("Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous" - Rom 5:8).

  • Les différentes portions de la Parole que nous venons de considérer nous disent quel est le caractère du pardon que nous devons exercer, si nous voulons être « imitateurs de Dieu » (Éph. 4:32 ; 5:1). Cet enseignement est confirmé par le Seigneur Lui-même : « Si ton frère pèche, reprends-le, et s’il se repent, pardonne-lui ; et si sept fois le jour il pèche contre toi, et que sept fois il retourne à toi, disant : Je me repens, tu lui pardonneras » (Luc 17:3, 4).
    Sans doute doit-il y avoir dans nos cœurs, dès que le tort nous a été fait, une pensée de grâce et de pardon à l’égard du coupable ; mais, dans la déclaration que nous pouvons lui en faire, le pardon est sub
    Le ressentiment, c'est ce profond sentiment de mécontentement ou de colère que nous ressentons contre quelqu'un à cause d'une offense passée. C'est le douloureux souvenir de blessures passées.
    Le ressentiment est le grand ennemi des bonnes relations. Il détruit les amitiés et transforme les amis en ennemis. Mais l'effet le plus nuisible du ressentiment, c'est la destruction de celui qui garde ce sentiment
    Le ressentiment nous donne l'impression d'être supérieur à l'autre.
    Quand quelqu'un fait quelque chose qui nous offense ou qui nous blesse, nous prenons une attitude de supériorité par rapport à cette personne. Nous nous disons : « Je n'aurais jamais fait une chose semblable ! » Nous aimons ce sentiment de supériorité et nous nous accrochons donc à notre ressentiment.

     

  • Dieu demande de pardonner sincèrement et sans son aide on n'y arrivera pas. Nous avons besoin d'avoir le même pardon (celui qu'il a utilisé pour nous) pour pouvoir le faire. La prière rend tout possible et Dieu qui connait nos limites nous accordera la force du pardon car c'est sa volonté. Prions donc pour cela et prions aussi pour ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas pardonner.

  •  

    "Mesure et nature du pardon"

    Nous sommes exhortés à pardonner « comme Dieu aussi, en Christ, nous a pardonné », « comme aussi le Christ nous a pardonné » (Éph. 4:32 ; Col. 3:13). Ces expressions ne nous donnent pas seulement la mesure du pardon — un pardon entier, sans réserve et sans qu’il reste dans notre cœur le moindre souvenir du tort qui nous a été fait, à l’exemple de Celui qui assure : « Et je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés, ni de leurs iniquités » (Hébr. 10:17) — elles nous montrent aussi quelle est la nature du pardon que nous avons à exercer.
    N’est-il pas vrai que nous savons trop peu, en général, ce qu’est le pardon à accorder à celui qui a pu nous faire quelque tort ? Nous manquons à cet égard tout autant pour ce qui est de la nature du pardon que pour ce qui est de sa mesure. En ce qui concerne la mesure, si même nous arrivons à dire : je pardonne, n’ajoutons-nous pas souvent, sinon en paroles tout au moins en pensée : mais je n’oublierai jamais ? Ce n’est pas là pardonner comme nous sommes invités à le faire selon Éph. 4:32 et Col. 3:13. Mais, à l’opposé, il y a un autre écueil : nous pourrions croire qu’il faut toujours aller, et aussitôt, vers celui qui nous a occasionné quelque dommage, qui a péché contre nous et, quel que soit l’état dans lequel il se trouve, lui déclarer un pardon sans réserve. Ce ne serait pas là non plus pardonner comme nous avons à le faire, ce serait méconnaître la nature et le véritable caractère du pardon, encourager le coupable à passer à la légère sur le mal au lieu de lui être en aide.

  • Si Dieu nous demande de pardonner sans condition c'est parce qu'il sait que c'est difficile pour l'homme de le faire. Je crois que la difficulté vient du fait que les blessures sont encore ouvertes. Un coeur blessé personne ne peut le connaitre mieux que Dieu et il sait aussi comment amener la personne à pardonner. Je pense que, nous, en tant que chrétien, nous devons prier pour ceux à qui nous avons fait du mal pour qu'ils arrivent à nous pardonner. Souvent on entend dire, Dieu a dit qu'il faut pardonner sinon nous ne serons pas pardonner...il faut aussi se rapeler que Dieu va à la source. Pourquoi cette personne n'arrive pas? quel est ou a été la source de son problème?

     

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